ANNÉES DE GUERRE AUX PHILIPPINES 1941-1945 (LXXII)

26-2-1945. Un peu de fièvre t-ous ces jours-ci. Le 23 été m’occuper de mes bagages Manga Ave. Parti à 1 h 30 portant valise vide. Un cyclopousse demandait deux paquets de cigarettes pour me conduire au pied du pont de Santa Mesa. Ai refusé. Dû marcher. Soleil, poussière, saleté. Arrivé en sueur chez Gruenfeld. Surpris par tranquillité et fraîcheur des ombrages de Manga Ave. Les villas, quoique hébergeant quantité de réfugiés suisses et autres, n’ont pas changé. Cependant les jardins transformés en potagers, air raid shelter de-ci, de-là. Vu Gruenfeld, Friedlander, Kleinberg, Kelly. Chez ces derniers une de mes malles dans la cave où sont également dressés des lits de camp pour des réfugiés. Me cogne le cou et la tête contre poutres. La maison Bachrach (Casablanca) pleine de soldats en train de nettoyer pour accueillir son nouvel occupant, Mac Arthur. Retour avec Anne et enfants dans dokar Kelly.

Le soir, fièvre de cheval. A. me fait sortir du lit pour m’amener à l’hôpital. Attente, obscurité, courant d’air, personne au courant. Finalement on prend ma température. Un médecin finit par arriver. M’ausculte longuement, me questionne sans avoir l’air de rien comprendre. Grelottant, et après avoir encore attendu, on me fait monter au 1er dans une chambrée de malades. Fenêtres ouvertes, courant d’air, lit sans moustiquaire, nurse de mauvaise humeur. Je demande à revenir au shanty. On cherche le docteur. J’insiste en m’excusant. Il me fait signer une déclaration comme quoi je refuse d’être hospitalisé. Me donne, après dix minutes de recherche, six comprimés de quinine et je m’en vais enfin. Nuit excellente. Le matin plus un brin de fièvre. Départ 2e fournée rapatriés américains pour aujourd’hui ou demain. Les tirs d’artillerie ont enfin cessé depuis avant- hier soir.

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On se bat à l’intérieur de Intra Muros, dernier retranchement des Japs. La nuit dernière bruit de mitrailleuses, explosions. Multiples fusées qui montent lentement dans un ciel bleuté par clair de lune. Los Banos pris dans circonstances épiques. A l’heure H, parachutistes américains sont descendus dans le camp tandis que guérilleros attaquaient la garnison japonaise. Au même moment des blindés amphibies arrivaient venant par eau de la rive opposée de Lagura de Bay. C’était, paraît-il, l’heure du roll call. Tous internés immédiatement embarqués dans camions et amenés dans un autre patelin, proche de Manille. Le tout n’avait duré qu’une demi-heure et il n’y aurait eu aucune victime.

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